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Sidra Lubavitch
Histoire Hassidique
Commentaire de la paracha


Les Sidra ne sont plus mises à jour.
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'Hayé Sarah 5761>Payer le prix fort>Likouté Sihot 10-60

Lorsque Avraham voulut acquérir auprès d'Ephron le 'Hiti la grotte de Ma'hpela pour y enterrer Sarah, Ephron lui proposa alors de la lui offrir en cadeau. Avraham aurait également pu s'emparer du champ en faisant valoir le droit puisque l'ensemble de la terre lui avait déjà été léguée par Achem : "C'est à descendance que je donne cette terre". Malgré tout cela, Avraham s'est attaché à payer le prix fort pour ce champ.

C'est d'ailleurs ainsi qu'il qualifie le prix proposé pour l'acquisition : un prix plein, Rachi explique ce terme par "je paierai l'intégralité de sa valeur". Avraham insiste donc sur sa volonté de payer ce champ à sa valeur.

Rachi rapporte un exemple comparable : après avoir conquis Yerouchalayïm, le Roi David en acquitta le montant au Yevoussi avec le même terme : "d'un prix plein". Bien qu'il était de venu le maître des lieux du fait de sa conquête, David refusa que l'emplacement du temple soit acquis gratuitement, aussi il insista pour payer le prix officiel de ce terrain.

La raison de cette position tant chez Avraham que chez David est destinée à annuler tout type de lien entre la terre et ses anciens propriétaires. S'ils avaient accepté de recevoir ces terres en cadeau alors le nom des anciens propriétaires auraient alors été maintenus sur ces bien immobiliers. Par contre, en achetant ces terres au prix fort, ils réussirent ainsi à défaire tout droit des anciens propriétaires sur les biens en question.

Cet épisode revêt un enseignement essentiel dans le service de D-ieu. L'action spirituel d'un juif ne doit pas s'exercer sous la forme d'un cadeau gratuit mais doit s'acquérir à son juste prix. Le Zohar nous enseigne que c'est seulement dans le domaine étranger à la sainteté qu'il existe des biens gratuits alors que dans le domaine de la sainteté tout doit s'acquérir, il faut s'investir et c'est seulement ainsi que l'on peut profiter de la manifestation de la lumière divine.

La fonction d'un juif est "d'acquérir" la matérialité du monde pour la transposer sous la propriété de la sainteté. Avraham et David nous enseignent donc qu'un achat se règle au prix fort, par l'effort et non gratuitement.

Un homme ne peut se réconforter et se satisfaire de posséder des facultés et des vertus pour s'épargner tout effort. Même dans les domaines qu'il pourrait atteindre sans difficultés, il doit y consacrer tous ses efforts et payer le prix fort de sorte que l'acquisition soit absolue et d'une validité éternelle.

Lorsqu'un juif acquiert les notions matérielles du monde au prix fort, il les sort alors totalement de leur cadre étranger à la sainteté pour les consacrer à D-ieu et c'est ainsi qu'il peut accéder aux plus grands dévoilements.

 


SIDRA

Bo 5761 > Un signe aux portes des maisons >Likouté Sihot 3-864

C'est dans notre paracha que nous est relatée la dixième plaie, la plaie des premiers nés. Cette dernière est la seule pour laquelle les Bné Israël durent marquer leur maison d'un signe distinctif à l'aide du sang de la circoncision et de l'agneau pascal. Ils étalèrent ce sang sur les montants et le linteau de leur porte d'entrée afin d'être épargnés. C'est également la seule fois où D-ieu leur ordonna de ne pas sortir de chez eux jusqu'au matin.

Le Midrash justifie la nécessité de ces deux conditions pour cette plaie : "après avoir obtenu l'ordre d'agir, les forces destructrices-Mach'hit ne distingueront pas les justes des autres". D-ieu ordonna donc aux Bné Israël de faire un signe sur la porte et de s'abstenir de sortir.

Lors des plaies précédentes le Mach'hit avait pourtant déjà été mandaté pour dévaster l'Egypte sans que les Bné Israël aient besoin de se protéger d'une manière quelconque ?!

La différence entre la dixième des plaies et les précédentes réside peut-être dans le fait que pour les neuf premières le Mach'hit devait intervenir dans un domaine bien défini alors que pour celle des premiers nés aucune limite n'avait été imposée aux forces destructrices, tout premier né devant disparaître.

profonde. Les neuf premières avaient pour objet d'inculquer aux Egyptiens l'existence et la force suprême de D-ieu, chose qui n'était pas nécessaire au niveau du peuple juif. La plaie des premiers nés avait elle une portée toute différente, elle était destinée à punir et tuer. Et c'est alors qu'intervient l'objection : "En quoi ceux-là sont-ils différents des autres, les juifs comme les Egyptiens se sont rendus coupables d'idolâtrie et ont atteint le quarante-neuvième degré d'impureté".

Comment le signe apposé par les juifs à leur porte pouvait-il les prémunir et repousser cette accusation ? Il est expliqué dans la 'Hassidout que la plaie des premiers nés fut l'oeuvre de D-ieu lui-même et révéla Son amour profond pour ses enfants, le peuple juif. Cet amour est inconditionnel et perdure donc en dépit d'un comportement négatif. Aucune accusation ne pouvait avoir raison de cet amour.

Le signe que les Bné Israël firent à leur porte constitue un rappel de ce lien fondamental avec D-ieu, il fut accompli au prix d'un véritable don de soi dépassant toute considération logique. Il pouvait sembler absurde d'apposer du sang à sa porte ou de sacrifier, aux yeux de tous, un cabri qui comptait parmi les divinités égyptiennes. C'est précisément lorsque les Bné Israël agissent conformément aux prérogatives de D-ieu, sans se préoccuper du caractère a priori insensé ou du danger pouvant en résulter, que D-ieu également élève Son lien avec Son peuple au-delà de tout calcul, ne laissant ainsi aucune emprise à l'accusateur.

Nous sommes aussi dans une situation comparable à celle précédent la sortie d'Egypte. La délivrance frappe à nos portes. Un juif doit désormais s'élever au-delà de toute considération et se consacrer entièrement à l'accomplissement de la volonté de D-ieu. C'est ainsi que nous mériterons d'accéder au dévoilement du Machia'h et à la délivrance du monde.

Edité par le Bureau Lubavitch Européen

 

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