
Les
Sidra ne sont plus mises à jour.
Nitsavim
VaYele'h 5760 - Yom
Kippour 5761-
Sim'hat
Torah 5761 - Noa'h
5761
-
'Haye Sarah 5761
- Toldot 5761
- Chemot 5761 - Bo
5761
Nitsavim VaYele'h
5760>Très
proche...>Likouté Si'hot 34-173
A la fin des paroles transmises
aux Bné Israël, Moshé conclut : "Cette Mitsva que je vous dicte aujourd'hui,
elle n'est ni trop ardue, ni trop éloignée… cela est tout près de toi, de par
ta bouche et ton cœur tu peux l'observer". Moshé veut ainsi dire aux Bné Israël
que le devoir d'aimer Achem et d'accomplir ses commandements n'est pas difficile
ou inaccessible, cette faculté étant à proximité immédiate.
Comment affirmer qu'aimer
Achem ou accomplir ses commandements est chose facile et accessible ? La nature
de l'homme s'y oppose pourtant et son attrait naturel s'oriente vers des notions
liées au monde matériel, comment donc prétendre que les aspirations du cœur
soient dirigées vers l'amour de D-ieu ?
Le Admour HaZaken dans
son œuvre le Tanya explique que la proximité résulte du fait que le cœur de
chaque juif comporte un amour caché pour Achem, aussi il n'est nul besoin de
créer une nouvelle ressource mais seulement de dévoiler et d'éveiller cet amour
naturel enfoui en son for intérieur. C'est cette démarche qui est à proximité
immédiate de chacun et qui exige donc un effort moindre.
Cela n'explique pas cependant
la formulation du verset puisque la Torah n'évoque pas seulement le cœur mais
également l'accomplissement concret des Mitsvot, or ceci semble être plus difficile
à atteindre.
L'explication est en fait
contenue dans les deux termes employés par le Baal HaTanya en préface à son
œuvre "un chemin long mais court". Bien que ce soit un chemin long il n'en est
pas moins court. Il est long dans la mesure où cela exige réflexion et investissement
afin de révéler et d'exprimer dans le quotidien l'amour d'Achem enfoui dans
le for intérieur; mais lorsque l'on entame cette démarche elle s'avère finalement
courte et proche.
Lorsqu'un juif médite
sur la grandeur de D-ieu, il a certes besoin d'étudier réfléchir et s'approfondir
dans ces sujets mais il fini par aboutir et atteindre son but. Il éveille ainsi
en son cœur l'amour et la crainte de D-ieu, non pas comme une ferveur passagère
mais comme un sentiment profond et imprégnée en sa personne, source de vitalité
pour ses Mitsvot et son étude.
Une autre voie pourrait
être adoptée : se baser sur la foi contenue dans le cœur de chaque juif sans
faire intervenir la méditation sur la grandeur d'Achem. En fait cela serait
"un chemin court mais long". Cette démarche aurait un aspect de court puisqu'elle
fait appel à une qualité déjà acquise puisque chaque juif croit en Achem, toutefois
cela serait finalement long dans la mesure où cette foi pourrait s'avérer éloignée
des réalités et des contingences quotidiennes, cela pouvant amener un individu
à se laisser guider par son quotidien.
C'est donc précisément
ce cheminement qui dans un premier temps apparaît comme le plus long qui s'avère
finalement être le plus court; c'est à ce titre que Moshé affirme : "Cela est
extrêmement proche de toi". De par l'étude et la réflexion sur la grandeur d'Achem,
un homme peut parvenir à une profonde prise de conscience qui lui permettra
d'accomplir avec facilité la volonté d'Achem.
SIDRA
Bo 5761 >
Un signe aux portes des maisons >Likouté Sihot 3-864
C'est dans notre paracha
que nous est relatée la dixième plaie, la plaie des premiers nés. Cette dernière
est la seule pour laquelle les Bné Israël durent marquer leur maison d'un signe
distinctif à l'aide du sang de la circoncision et de l'agneau pascal. Ils étalèrent
ce sang sur les montants et le linteau de leur porte d'entrée afin d'être épargnés.
C'est également la seule fois où D-ieu leur ordonna de ne pas sortir de chez
eux jusqu'au matin.
Le Midrash justifie la
nécessité de ces deux conditions pour cette plaie : "après avoir obtenu l'ordre
d'agir, les forces destructrices-Mach'hit ne distingueront pas les justes des
autres". D-ieu ordonna donc aux Bné Israël de faire un signe sur la porte
et de s'abstenir de sortir.
Lors des plaies précédentes
le Mach'hit avait pourtant déjà été mandaté pour dévaster l'Egypte sans
que les Bné Israël aient besoin de se protéger d'une manière quelconque ?!
La différence entre la
dixième des plaies et les précédentes réside peut-être dans le fait que pour
les neuf premières le Mach'hit devait intervenir dans un domaine bien défini
alors que pour celle des premiers nés aucune limite n'avait été imposée aux
forces destructrices, tout premier né devant disparaître.
profonde. Les neuf premières
avaient pour objet d'inculquer aux Egyptiens l'existence et la force suprême
de D-ieu, chose qui n'était pas nécessaire au niveau du peuple juif. La plaie
des premiers nés avait elle une portée toute différente, elle était destinée
à punir et tuer. Et c'est alors qu'intervient l'objection : "En quoi ceux-là
sont-ils différents des autres, les juifs comme les Egyptiens se sont rendus
coupables d'idolâtrie et ont atteint le quarante-neuvième degré d'impureté".
Comment le signe apposé
par les juifs à leur porte pouvait-il les prémunir et repousser cette accusation
? Il est expliqué dans la 'Hassidout que la plaie des premiers nés fut l'oeuvre
de D-ieu lui-même et révéla Son amour profond pour ses enfants, le peuple juif.
Cet amour est inconditionnel et perdure donc en dépit d'un comportement négatif.
Aucune accusation ne pouvait avoir raison de cet amour.
Le signe que les Bné Israël
firent à leur porte constitue un rappel de ce lien fondamental avec D-ieu, il
fut accompli au prix d'un véritable don de soi dépassant toute considération
logique. Il pouvait sembler absurde d'apposer du sang à sa porte ou de sacrifier,
aux yeux de tous, un cabri qui comptait parmi les divinités égyptiennes. C'est
précisément lorsque les Bné Israël agissent conformément aux prérogatives de
D-ieu, sans se préoccuper du caractère a priori insensé ou du danger pouvant
en résulter, que D-ieu également élève Son lien avec Son peuple au-delà de tout
calcul, ne laissant ainsi aucune emprise à l'accusateur.
Nous sommes aussi dans
une situation comparable à celle précédent la sortie d'Egypte. La délivrance
frappe à nos portes. Un juif doit désormais s'élever au-delà de toute considération
et se consacrer entièrement à l'accomplissement de la volonté de D-ieu. C'est
ainsi que nous mériterons d'accéder au dévoilement du Machia'h et à la délivrance
du monde.
Edité
par le Bureau Lubavitch Européen