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Sidra Lubavitch
Histoire Hassidique
Commentaire de la paracha


Les Sidra ne sont plus mises à jour.
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Nitsavim VaYele'h 5760>Très proche...>Likouté Si'hot 34-173

A la fin des paroles transmises aux Bné Israël, Moshé conclut : "Cette Mitsva que je vous dicte aujourd'hui, elle n'est ni trop ardue, ni trop éloignée… cela est tout près de toi, de par ta bouche et ton cœur tu peux l'observer". Moshé veut ainsi dire aux Bné Israël que le devoir d'aimer Achem et d'accomplir ses commandements n'est pas difficile ou inaccessible, cette faculté étant à proximité immédiate.

Comment affirmer qu'aimer Achem ou accomplir ses commandements est chose facile et accessible ? La nature de l'homme s'y oppose pourtant et son attrait naturel s'oriente vers des notions liées au monde matériel, comment donc prétendre que les aspirations du cœur soient dirigées vers l'amour de D-ieu ?

Le Admour HaZaken dans son œuvre le Tanya explique que la proximité résulte du fait que le cœur de chaque juif comporte un amour caché pour Achem, aussi il n'est nul besoin de créer une nouvelle ressource mais seulement de dévoiler et d'éveiller cet amour naturel enfoui en son for intérieur. C'est cette démarche qui est à proximité immédiate de chacun et qui exige donc un effort moindre.

Cela n'explique pas cependant la formulation du verset puisque la Torah n'évoque pas seulement le cœur mais également l'accomplissement concret des Mitsvot, or ceci semble être plus difficile à atteindre.

L'explication est en fait contenue dans les deux termes employés par le Baal HaTanya en préface à son œuvre "un chemin long mais court". Bien que ce soit un chemin long il n'en est pas moins court. Il est long dans la mesure où cela exige réflexion et investissement afin de révéler et d'exprimer dans le quotidien l'amour d'Achem enfoui dans le for intérieur; mais lorsque l'on entame cette démarche elle s'avère finalement courte et proche.

Lorsqu'un juif médite sur la grandeur de D-ieu, il a certes besoin d'étudier réfléchir et s'approfondir dans ces sujets mais il fini par aboutir et atteindre son but. Il éveille ainsi en son cœur l'amour et la crainte de D-ieu, non pas comme une ferveur passagère mais comme un sentiment profond et imprégnée en sa personne, source de vitalité pour ses Mitsvot et son étude.

Une autre voie pourrait être adoptée : se baser sur la foi contenue dans le cœur de chaque juif sans faire intervenir la méditation sur la grandeur d'Achem. En fait cela serait "un chemin court mais long". Cette démarche aurait un aspect de court puisqu'elle fait appel à une qualité déjà acquise puisque chaque juif croit en Achem, toutefois cela serait finalement long dans la mesure où cette foi pourrait s'avérer éloignée des réalités et des contingences quotidiennes, cela pouvant amener un individu à se laisser guider par son quotidien.

C'est donc précisément ce cheminement qui dans un premier temps apparaît comme le plus long qui s'avère finalement être le plus court; c'est à ce titre que Moshé affirme : "Cela est extrêmement proche de toi". De par l'étude et la réflexion sur la grandeur d'Achem, un homme peut parvenir à une profonde prise de conscience qui lui permettra d'accomplir avec facilité la volonté d'Achem.


SIDRA

Bo 5761 > Un signe aux portes des maisons >Likouté Sihot 3-864

C'est dans notre paracha que nous est relatée la dixième plaie, la plaie des premiers nés. Cette dernière est la seule pour laquelle les Bné Israël durent marquer leur maison d'un signe distinctif à l'aide du sang de la circoncision et de l'agneau pascal. Ils étalèrent ce sang sur les montants et le linteau de leur porte d'entrée afin d'être épargnés. C'est également la seule fois où D-ieu leur ordonna de ne pas sortir de chez eux jusqu'au matin.

Le Midrash justifie la nécessité de ces deux conditions pour cette plaie : "après avoir obtenu l'ordre d'agir, les forces destructrices-Mach'hit ne distingueront pas les justes des autres". D-ieu ordonna donc aux Bné Israël de faire un signe sur la porte et de s'abstenir de sortir.

Lors des plaies précédentes le Mach'hit avait pourtant déjà été mandaté pour dévaster l'Egypte sans que les Bné Israël aient besoin de se protéger d'une manière quelconque ?!

La différence entre la dixième des plaies et les précédentes réside peut-être dans le fait que pour les neuf premières le Mach'hit devait intervenir dans un domaine bien défini alors que pour celle des premiers nés aucune limite n'avait été imposée aux forces destructrices, tout premier né devant disparaître.

profonde. Les neuf premières avaient pour objet d'inculquer aux Egyptiens l'existence et la force suprême de D-ieu, chose qui n'était pas nécessaire au niveau du peuple juif. La plaie des premiers nés avait elle une portée toute différente, elle était destinée à punir et tuer. Et c'est alors qu'intervient l'objection : "En quoi ceux-là sont-ils différents des autres, les juifs comme les Egyptiens se sont rendus coupables d'idolâtrie et ont atteint le quarante-neuvième degré d'impureté".

Comment le signe apposé par les juifs à leur porte pouvait-il les prémunir et repousser cette accusation ? Il est expliqué dans la 'Hassidout que la plaie des premiers nés fut l'oeuvre de D-ieu lui-même et révéla Son amour profond pour ses enfants, le peuple juif. Cet amour est inconditionnel et perdure donc en dépit d'un comportement négatif. Aucune accusation ne pouvait avoir raison de cet amour.

Le signe que les Bné Israël firent à leur porte constitue un rappel de ce lien fondamental avec D-ieu, il fut accompli au prix d'un véritable don de soi dépassant toute considération logique. Il pouvait sembler absurde d'apposer du sang à sa porte ou de sacrifier, aux yeux de tous, un cabri qui comptait parmi les divinités égyptiennes. C'est précisément lorsque les Bné Israël agissent conformément aux prérogatives de D-ieu, sans se préoccuper du caractère a priori insensé ou du danger pouvant en résulter, que D-ieu également élève Son lien avec Son peuple au-delà de tout calcul, ne laissant ainsi aucune emprise à l'accusateur.

Nous sommes aussi dans une situation comparable à celle précédent la sortie d'Egypte. La délivrance frappe à nos portes. Un juif doit désormais s'élever au-delà de toute considération et se consacrer entièrement à l'accomplissement de la volonté de D-ieu. C'est ainsi que nous mériterons d'accéder au dévoilement du Machia'h et à la délivrance du monde.

Edité par le Bureau Lubavitch Européen

 

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