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Sidra ne sont plus mises à jour.
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5761
SIDRA
Bo 5761 >
Un signe aux portes des maisons >Likouté Sihot 3-864
C'est dans notre paracha
que nous est relatée la dixième plaie, la plaie des premiers nés. Cette dernière
est la seule pour laquelle les Bné Israël durent marquer leur maison d'un signe
distinctif à l'aide du sang de la circoncision et de l'agneau pascal. Ils étalèrent
ce sang sur les montants et le linteau de leur porte d'entrée afin d'être épargnés.
C'est également la seule fois où D-ieu leur ordonna de ne pas sortir de chez
eux jusqu'au matin.
Le Midrash justifie la
nécessité de ces deux conditions pour cette plaie : "après avoir obtenu l'ordre
d'agir, les forces destructrices-Mach'hit ne distingueront pas les justes des
autres". D-ieu ordonna donc aux Bné Israël de faire un signe sur la porte
et de s'abstenir de sortir.
Lors des plaies précédentes
le Mach'hit avait pourtant déjà été mandaté pour dévaster l'Egypte sans
que les Bné Israël aient besoin de se protéger d'une manière quelconque ?!
La différence entre la
dixième des plaies et les précédentes réside peut-être dans le fait que pour
les neuf premières le Mach'hit devait intervenir dans un domaine bien défini
alors que pour celle des premiers nés aucune limite n'avait été imposée aux
forces destructrices, tout premier né devant disparaître.
profonde. Les neuf premières
avaient pour objet d'inculquer aux Egyptiens l'existence et la force suprême
de D-ieu, chose qui n'était pas nécessaire au niveau du peuple juif. La plaie
des premiers nés avait elle une portée toute différente, elle était destinée
à punir et tuer. Et c'est alors qu'intervient l'objection : "En quoi ceux-là
sont-ils différents des autres, les juifs comme les Egyptiens se sont rendus
coupables d'idolâtrie et ont atteint le quarante-neuvième degré d'impureté".
Comment le signe apposé
par les juifs à leur porte pouvait-il les prémunir et repousser cette accusation
? Il est expliqué dans la 'Hassidout que la plaie des premiers nés fut l'oeuvre
de D-ieu lui-même et révéla Son amour profond pour ses enfants, le peuple juif.
Cet amour est inconditionnel et perdure donc en dépit d'un comportement négatif.
Aucune accusation ne pouvait avoir raison de cet amour.
Le signe que les Bné Israël
firent à leur porte constitue un rappel de ce lien fondamental avec D-ieu, il
fut accompli au prix d'un véritable don de soi dépassant toute considération
logique. Il pouvait sembler absurde d'apposer du sang à sa porte ou de sacrifier,
aux yeux de tous, un cabri qui comptait parmi les divinités égyptiennes. C'est
précisément lorsque les Bné Israël agissent conformément aux prérogatives de
D-ieu, sans se préoccuper du caractère a priori insensé ou du danger pouvant
en résulter, que D-ieu également élève Son lien avec Son peuple au-delà de tout
calcul, ne laissant ainsi aucune emprise à l'accusateur.
Nous sommes aussi dans
une situation comparable à celle précédent la sortie d'Egypte. La délivrance
frappe à nos portes. Un juif doit désormais s'élever au-delà de toute considération
et se consacrer entièrement à l'accomplissement de la volonté de D-ieu. C'est
ainsi que nous mériterons d'accéder au dévoilement du Machia'h et à la délivrance
du monde.
Edité
par le Bureau Lubavitch Européen